Avec la multiplication des options de livraison, répondant aux exigences des e-consommateurs, aujourd’hui les e-marchands doivent relever de véritables défis économiques et environnementaux. Des start-up ainsi que des solutions logistiques innovantes, révolutionnent alors la livraison du dernier kilomètre.
Le dernier kilomètre, un défi économique

L’e-commerce surf actuellement sur une croissance à deux chiffres. Les ventes en ligne ont généré cette année 455 milliards d’euros, et passeront les 500 milliards d’euros en 2016, selon l’association européenne Ecommerce Europe. L’e-commerce compte 34.7 millions d’e-shoppers européens dont 62% Français. Le coût du dernier kilomètre en e-commerce représenterait 20 % de la valeur totale de la livraison.

Une étude menée par l’IFOP montre que pour 62% des personnes, le mode de livraison est devenu le premier critère de choix lors d’un achat. Devançant le prix, la sécurité lors du paiement, et le produit en lui-même explique le coauteur de l’étude Jérôme Benoît, qui poursuit “beaucoup de consommateurs ont déjà été déçus par une livraison“. Un utilisateur sur trois envisagerait de changer de site, suite à problème de livraison.

*Sondage GLS réalisé par OpinionWay en avril 2015 auprès d’un échantillon de 1 054 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Des enjeux environnementaux

La livraison du dernier kilomètre représente un véritable enjeu environnemental. Selon France Stratégie, les livraisons en agglomération seraient l’origine d’un quart des émissions de gaz à effet de serre. 25% du CO2 serait émis par dans transports de marchandises.
Selon une étude publiée par France Stratégie, la livraison urbaine, représente un cinquième du trafic motorisé et accapare un tiers de la voirie. En agglomération, ce sont 10 fois plus de marchandises qui circulent que de personnes. Selon le groupe La Poste, 80% des volumes de colis émanent du commerce en ligne.

La start-up Stuart révolutionne la livraison du dernier kilomètre

Créée en 2015 par Benjamin Chemla et Clément Benoît, la start-up française Stuart, met en relation des entreprises avec une flotte de coursiers indépendants via sa plate-forme numérique. Les services de livraison ultra-rapide proposés semblent séduire, après quelques mois d’existence, Stuart à levé pas moins de 22 millions d’euros. De grandes enseignes comme PriceMinister, Cdiscount ou encore Vente-Privée utilisent déjà l’application. Selon Benjamin Chemla “de grandes enseignes proposent de vous livrer vos courses en quatre heures en camion, déplore-t-il. En vélo, on fait la même chose en une heure“, les livraisons en véhicules motorisés seraient parfois “tout à fait absurdes“.

En quelques semaines plusieurs milliers, de livreurs indépendants sous le statut d’auto-entrepreneur, et de sociétés de transports voulant diversifier leurs activités, se sont inscrit sur la plate-forme.

Des solutions logistiques innovantes

À partir d’un entrepôt logistique mobile, UPS envisage d’expérimenter un système de livraison du dernier kilomètre avec livreurs muni de vélos électriques.
Blue Line Logistique prévoit de livrer des matériaux lourds via le transport fluvial, et décharger ses contenants en divers points tout au long de la Seine.

Walmart, le premier distributeur mondial n’est pas à sa première tentative en matière de livraison, il a notamment utilisé des taxis pour le transport de ses marchandises.
Le groupe e-commerce Amazon a également testé la livraison par taxi, et réfléchit à lancé un service de coursiers payé à la tâche, afin d’apporter ses colis aux abonnés Amazon Primes.


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